Place au peuple !

Place au peuple !
Le Parti de Gauche des Alpes de Haute Provence est heureux de vous accueillir sur son blog. Nous essayons de l'actualiser aussi souvent que possible, en relayant des informations du Parti de Gauche national ou des autres départements ; mais surtout en vous informant des actions menées près de chez vous par le Parti de Gauche, le Front de Gauche et, dans le cadre des campagnes électorales de 2017, par la France Insoumise. N’HÉSITEZ PAS À NOUS REJOINDRE… UNE SEULE CONSIGNE : N’ATTENDEZ PAS LES CONSIGNES !

dimanche 1 septembre 2013

Chantier ITER : le PG 04 se mobilise.


Depuis plusieurs mois, le Parti de Gauche 04 se mobilise pour alerter les décideurs et l'opinion publique sur les risques de dumping social, de traitement indigne des ouvriers et de mal-logement qu'implique le chantier d'ITER à Cadarache : courriers aux députés et sénateur du département, réunions d'information, rencontre avec les syndicats...
L'un des responsables du Comité de Manosque du PG04, Claude Testanière, a publié plusieurs articles sur le sujet sur son blog de Mediapart. Le 14 juin, avec Jean-Louis Pin, secrétaire départemental du PG04, il interpellait la Préfète des Alpes de Haute Provence. Fin août, au Remue-méninges du Parti de Gauche, il a également informé les responsables nationaux du PG de l'importance de ce combat : des actions nationales sont à venir.
Alors qu'une réunion des représentants ministériels des sept pays membres d'ITER va se tenir samedi 7 septembre autour de Geneviève Fioraso, alors que la Commission Locale d'Information de Cadarache poursuit ses travaux sans prendre la mesure des inquiétudes soulevées par le projet, le Parti de Gauche 04 appelle tous les citoyens soucieux de progrès social à se mobiliser sur le sujet.
Nous publions ci-dessous la lettre ouverte du PG04 à la Préfète, et vous tiendrons au courant des futures actions du Parti de Gauche et de ses partenaires du Front de Gauche.


« Digne, le 14 juin 2013

Madame la Préfète,

Nous tenons par la présente, à appeler votre attention sur une situation que nous voyons poindre et que nous craignons  porteuse de tensions susceptibles de rompre la sérénité du climat social et la sécurité des populations.
Depuis plusieurs mois maintenant, des militants syndicaux, des élus du Conseil Régional, des chefs d’entreprise du secteur BTP, des médias locaux, de simples citoyens… alertent sur la situation des 3000 travailleurs attendus sur le chantier ITER de 2014 à 2017, sur leurs conditions d’hébergement et sur le dumping social que cela représente.
Un « vœu relatif aux conditions de travail et de vie du personnel construisant le projet ITER », présenté par Mme Carriol au nom du Groupe PCF/FDG soutenu par le groupe EELV, a été adopté par le Conseil Régional Paca, le 14 décembre dernier, avec les seules voix de gauche.
La Région, qui verse des subventions transport au projet ITER, demande par ce biais au Ministre du Travail d’organiser une table ronde sur l’hébergement et de « contrôler le respect par ITER France des dispositions issues du droit du travail ».
Le Ministre du travail a été saisi, sur notre sollicitation, par le Sénateur Domeizel.
Depuis ? Rien !

Il y a plusieurs entrées dans ce dossier :
– Alors que l’emploi dans le secteur du bâtiment est en train de s’effondrer, que le chômage dans le BTP risque de progresser fortement, la logique serait que les sociétés qui obtiennent les marchés ITER s’adressent en priorité aux entreprises du BTP du périmètre concerné, notamment les petites et moyennes ;
– Les curieuses pratiques en matière de conventionnement ITER/URSSAF, comme l’atteste la convention signée le 1er février 2013, provoquent de l’émoi et de la colère ;
– Les conditions d’hébergement retenues et publiées dans un document de Sémaphores en date de juin 2012, document que vous possédez, font craindre précarité et misère sociale.


Vous disposez de données sur l’état de l’emploi dans notre département et plus généralement sur la Région PACA. À simple titre d’illustration, les révélations récentes de Monsieur Gilles Gauthier (Administrateur Général des Finances Publiques) dans La Provence du 29 mai suscitent l’inquiétude. Les chefs d’entreprise, qui ont leurs carnets de commande plus que minces, apprécieraient de s’emparer de l’opportunité ITER. À une époque, pas si reculée, cette « magnifique aventure » leur fut présentée comme telle et comme la voie leur permettant de renouer avec l’optimisme. De nombreux jeunes en formation, tous secteurs confondus, ont cru dans ce gisement d’emplois promis. Qu’en est-il vraiment aujourd’hui au moment même, où  des énergies sont mobilisées pour assurer le succès du « Forum de l’emploi et de la formation » sur le département ?

Le devoir de vérité nous impose de dire que ce chantier, qui se voulait exemplaire et présenté comme tel par les plaquettes de promotion, pourrait devenir un véritable fiasco social, écologique et économique pointant la responsabilité des pouvoirs publics mêlés à ce dossier.

S’agissant de la convention ITER/URSSAF que nous portons à votre connaissance, il est pour le moins curieux, qu’au-delà des déclarations d’intention fort louables exprimées dans les premières pages, se concluent par des articles comme le 2.1 sur le taux de prévenance et les conditions de contrôle des salariés.
Gageons que nombre de chefs d’entreprise apprécieraient de jouir d’autant de sollicitude de la part de l’URSSAF !
Plus sérieusement, est-ce que ce régime dérogatoire est prédictif de nouvelles normes à venir ?
Ce chantier bénéficie de fonds publics, aussi nous vous demandons, en qualité de représentante de l’Etat qui a versé ces fonds, d’obtenir des éclaircissements à ce sujet.

Pour conclure sur les conditions d’accueil et d’hébergement, nous faisons référence au Guide du logement à destination des entreprises intervenant sur le chantier édité par Sémaphores.
Cette étude, lancée bien tardivement en juillet 2011, s’est terminée en juin 2012.

Un tel chantier aurait mérité d’être réalisé sous le label « grand chantier », tel que celui du viaduc de Millau, il incite les regroupements d’entreprises à construire des logements. Ce ne sera pas le cas pour le chantier ITER et c’est fort regrettable. L’étude du Cabinet Sémaphores indique que le marché immobilier est tendu et que les offres locatives sont insuffisantes en région PACA. N’oublions pas la spéculation foncière et immobilière qui conduit à une grave carence dans le logement social. Un tel chantier associant financièrement l’Europe à six autres grandes puissances scientifiques, avec des financements publics, aurait dû s’imposer comme un projet ambitieux d’aménagement du territoire. C'est ce que  préconisait l’établissement public foncier régional (EPFR) dès 2006. Il pointait la nécessité d’ « effectuer des acquisitions foncières et d’accompagner les grands projets tels ITER ».

En vérité depuis le début, le choix consiste essentiellement à privilégier l’installation de mobil-homes et autres Algecos sur des aires de camping, des stades… Et parce que, comme il en découle du premier point abordé, ce sont des multinationales qui obtiendront les marchés et, par le biais des sous-traitances en cascade et la recherche de main d’œuvre à bas coût, ce seront vraisemblablement des salariés précaires détachés qui occuperont des logements tout aussi précaires.


Tout citoyen, tout démocrate ne pourrait supporter qu’à ses portes se développe un tiers monde, qui plus est générateur de tension inter ethnique.

Pour notre part, nous ne saurions tolérer qu'à Cadarache, comme partout dans le monde d'ailleurs, on emploie, au vu et au su de tous, des « sous-hommes », qui plus est avec la complicité de l'Etat.

Voilà les raisons qui nous poussent à vous interpeler et à vous demander audience sur ce dossier afin d’aborder, entre autres choses,  l'instauration d'une liste précise des mesures de contrôle que peut imposer un État à une entreprise étrangère et la création pour le seul secteur de la construction d'un « mécanisme de responsabilité solidaire » du donneur d'ordre, qui peut être tenu responsable en lieu et place du sous-traitant direct.

                                     Jean-Louis PIN, PG Digne les Bains
                                     Claude TESTANIÈRE, PG Manosque »



Chantier ITER, retraites, austérité, Syrie...
Les combats ne manqueront pas cette année.
Le PG 04 y prendra toute sa place.
Bonne rentrée à tous, et surtout, surtout :
Ne lâchez rien !

dimanche 7 juillet 2013

Ne lâchons rien !

Pour les militants de gauche, la période est morose. Le gouvernement "socialiste" fonce chaque jour un peu plus dans l'impasse néo-libérale qui lui tient lieu de doctrine, l'Europe s'éloigne encore et toujours de son idéal de progrès humain, et rien ne semble devoir stopper la marche triomphante du capitalisme mondialisé.

Pire encore, alors que tout nous donne raison, alors que les événements valident un à un notre analyse politique, alors que notre programme, L'humain d'abord, apparaît comme la seule réponse au marasme qui nous entoure, nous avons l'impression de marquer le pas, et la droite extrême semble être la seule à tirer avantage de la situation.

Dans ce contexte, nous pourrions nous démobiliser. Nous pourrions jeter l'éponge, décider d'abandonner le combat, accepter la défaite. Mais au Parti de Gauche, comme dans toutes les formations du Front de Gauche, ce n'est pas ainsi que nous voyons les choses. Au contraire. Nous n'avons jamais cru que le combat serait aisé, que la victoire serait rapide. Qui pouvait le croire ?


En juillet 1788, qui aurait cru que l'Ancien Régime vivait ses derniers instants ? En juillet 1917, qui aurait parié sur la chute du tsar ? En juillet 1990, Nelson Mandela lui-même aurait-il misé sur la disparition prochaine de l'apartheid ? L'été précédent leur arrivée au pouvoir, nos camarades d'Argentine, du Brésil, du Venezuela, d'Équateur, du Pérou ou d'Uruguay pouvaient-ils croire en la victoire ?

Alors, pour eux, pour tous ceux qui veulent croire qu'un autre monde est possible, pour tous ceux qui souffrent et refusent pourtant de céder, pour la mémoire de Clément Méric et pour l'avenir de la jeunesse de France et d'ailleurs, pour les copains du maghreb et d'Egypte qui se battent afin que leur révolution ne soit pas confisquée, aujourd'hui moins que jamais...

On lâche rien !



En ce début d'été, les copains du Front de Gauche de Manosque vous donnent rendez-vous pour un repas républicain

Dimanche 14 juillet à 12h
(participation aux frais aux alentours de 15 €)


Ce moment de convivialité est ouvert à toutes celles et tous ceux qui – quel que soit le vote qu'ils ont utilisé pour le dire – aspirent à un changement de cap en France et en Europe,  rompant avec les logiques austéritaires et libérales actuelles et permettant de sortir de la crise. Vous trouverez sur place tables, sièges, apéritifs, anchoïade, crudités, charcuteries, viandes froides, fromages, desserts, pain, boissons... Venez avec vos verres, vos couverts et... vos amis. N’oubliez pas les boules... et les chaises longues si vous voulez faire la sieste !

Plus de renseignements en téléphonant au 06 83 03 65 72
ou en écrivant à cette @dresse ou à celle-là.


Et nous, on vous donne rendez-vous dès la rentrée, pour continuer la lutte. Au côté des syndicats contre la nouvelle contre-réforme des retraites qui s'annonce, et avec les copains du Front de Gauche dans le combat politique pour un autre demain.

D'ici-là, bon été à tous, et ne lâchez rien !

lundi 17 juin 2013

Une Réa pour Manosque, c’est maintenant !

Depuis plusieurs années, le Collectif pour une Réa à Manosque se bat pour que le droit à la santé pour tous soit enfin une réalité dans notre département. L'un des responsables du comité manosquin du PG 04 est également très engagé dans cette bataille. Il fait ici le point sur la situation et sur les actions présentes et à venir. Dans le domaine de la santé comme ailleurs, ne lâchons rien !

Les Populations des Alpes de Haute-Provence et du Haut Var, engagées depuis plus de 4 ans, sont toujours aussi déterminées car pour elles, la Réa à Manosque, c’est maintenant !

L’Assemblée Générale du 29 mai et ses 35 participants (record absolu aux AG de cette "très petite" association, il manquait des chaises) confirment leur détermination à :
  • ni se laisser endormir par les propos lénifiants des techno-gestionnaires de tous crins et de tous horizons,
  • ni se laisser "mener par le bout du nez" par les très rares politiques qui, "le petit doigt sur la couture du pantalon", préfèrent jouer les porte-paroles d'un gouvernement que d'être les porteurs des aspirations et exigences du Peuple dont ils sont pourtant les représentants.
Forts des 50 000 signatures reçues sur la pétition, des diverses motions de soutien apportées par les Conseils Municipaux et Communauté d’agglo… les participants à cette AG étaient TRÈS REMONTÉS contre ceux qui incarnent les pratiques du renoncement et qui ne font que nous enfoncer encore plus dans l’ultra-libéralisation du secteur de la Santé Publique imposée par la loi HPST (Hôpital, Patient, Santé, Territoire) dite loi "Bachelot", confortée par la Ministre de la Santé actuelle Marisol Touraine.

Pourtant les choses bougent,
preuve que la mobilisation paie !


La situation :
  • il manque 7 lits de Réanimation Polyvalente sur le Bassin de Santé Manosquin (110 000 Habitants du sud du 04 et du Haut Var) comme le rapport de l'IGAS de janvier 2011 le précise,
  • l'admission tardive, par manque de lits, en service de réanimation conduit à un accroissement de 40% des décès, ainsi que l'étude du CHU de Poitiers de février 2012 le démontre. Ce qui, décliné au niveau local, pourrait correspondre à une centaine de personnes !
Depuis quelques jours les choses bougent, certainement grâce à l'affichage de notre détermination et de nos arguments lors de la conférence de presse du 16 mai dernier (voir les articles de La Marseillaise et de Haute-Provence Info), et suite à la diffusion du dernier tract.

En effet, le Collectif a enfin obtenu des entretiens (après 3 mois de demandes), l'un avec la Préfecture des Alpes de Haute-Provence (avec dans un premier temps le Sous-Préfet de Forcalquier François Ambroggiani) ; l'autre avec l'ARS (avec la directrice des AHP de l'ARS Anne Hubert). Entretiens qui nous ont permis, à travers un dialogue constructif et courtois, de préciser les nouveaux points essentiels pour les Populations sur ce dossier.

Ce 17 juin,  le Chef de Cabinet de la Ministre a répondu à notre courrier relatif à une demande de rendez vous.  Il  nous informe que la Ministre a mandaté M. Castel, le Directeur Général de l’ARS, pour recevoir une délégation.

Parce que toutes ces avancées sont à mettre sur le compte, et lui seul, de la mobilisation citoyenne, un seul mot d’ordre s’impose.

Poursuivre et amplifier !



Les prochaines actions :
Jeudi 20 juin : sortie de la nouvelle affichette  du Collectif Réa diffusée sur le 04 et le Haut Var,
Vendredi 21 juin à 8h30 à Digne : rencontre avec les Conseillers Généraux du 04 lors de l’Assemblée  plénière,
Mardi 25 juin à 18h00 à Esparon : rencontre avec la DLVA (Durance-Luberon-Verdon Agglomération).
Mais aussi… des rencontres avec les Parlementaires lors de leurs permanence… ou ailleurs ! Et un courrier à TOUS LES ÉLUS faisant un état des lieux et sollicitant une implication encore plus forte.

L’engagement solennel a été pris,
nous arracherons notre Réa !

Comme toujours, cela ne se fera qu'avec la mobilisation massive de tous et de chacun.

Afin de mieux organiser toutes ces initiatives du Collectif Réa sur le terrain, de faire du covoiturage ou de réserver des moyens de transport, inscrivez-vous en écrivant à cette @dresse ou par téléphone au 06.30.03.52.64

Le PG 04 sera à leurs côtés.

Claude

jeudi 6 juin 2013

Pour Clément.

Le Parti de Gauche 04 s'associe à la peine des proches de Clément Méric, jeune militant anti-fasciste mort aujourd'hui après avoir été violemment tabassé hier par un groupe de nervis d'extrême-droite. De la peine, donc, mais surtout une immense colère face à cette agression qui marque une étape de plus dans la (re)montée d'une idéologie nauséabonde que l'on aurait voulu croire morte et qui est malheureusement de retour, violente et déterminée.

Pour Clément, pour tous ceux qui subissent cette violence au quotidien, nous devons crier haut et fort :


Nous publions ci-dessous le communiqué du Front de Gauche, et appelons à rejoindre les rassemblements organisés ce soir et les jours suivants.

« Clément Méric, antifasciste, étudiant de Sciences Po où il militait au syndicat Sud, a été tué hier en plein Paris par un groupe de militants d’extrême droite manifestement du Groupe JNR (Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires).

Violemment frappé au sol, il a été déclaré en état de mort cérébrale à l’hôpital de la Salpêtrière.


Le Front de Gauche est triste et en colère devant le meurtre politique de ce jeune de 18 ans. Il adresse ses condoléances à sa famille et ses camarades.

Le Front de Gauche s’adresse au Ministre de l’intérieur pour que les forces de police retrouvent rapidement les responsables de cet assassinat. Le FDG exige la dissolution des Groupes d’extrême droite qui multiplient les actes de violence et affichent avec de moins en moins de retenue la haine raciale et leurs convictions fascistes à Paris et à travers le pays depuis plusieurs semaines. Nous dénonçons le climat malsain qui voit la banalisation des idées d’extrême droite jusqu’au renvoi dos à dos de partis se réclamant de cette famille politique avec des forces démocratiques et antiracistes.

Le Front de Gauche soutient le rassemblement initié par les étudiants de sciences po en hommage à leur camarade à 12 h. (Eric Coquerel, secrétaire national s’y rendra pour le Parti de Gauche).
Nous appelons également ce jeudi 6 juin à 18h30 Place St Michel à un rassemblement unitaire le plus large possible pour dire notre horreur face à ce crime odieux et exiger la dissolution des groupes d’extrême droite responsables de la mort de Clément »

De très nombreux rassemblements ont eu lieu ce soir un peu partout en France (réunissant plus de 15000 personnes selon la police), dont un à Marseille.

D’autres rendez-vous sont prévus demain et samedi, les plus proches de chez nous étant ceux-ci :


vendredi 7 juin, à 18h30,

Tous les rassemblements sur le site de Politis

dimanche 14 avril 2013

Pour la VIème République !

Les faits sont têtus, comme disait l'autre, et ils se succèdent ces temps-ci à une vitesse qui défie l'imagination. C'est certain : nous vivons un moment politique particulièrement important.

Jamais sans doute depuis la naissance de la Vème République, pourtant riche en crises, en scandales et en événements marquants, jamais sans doute nous n'avons été aussi près d'une catastrophe politique, ou tout au contraire d'une évolution décisive dans le mode de fonctionnement de notre démocratie fatiguée. Quand on milite au Parti de Gauche, quand on agit au sein du Front de Gauche, il est évident que cette alternative dépend du peuple français, dépend de ce que nous saurons lui proposer pour sortir par le haut de la triste crise de régime dans laquelle nous sommes plongés.



La Vème République est à bout de souffle. Les symptômes de la maladie s'accumulent chaque jour, sans que les Diafoirus de notre gouvernement y apportent d'autre remède que des coups de com' éventés ou des proclamations au mieux sans effets. Nous savons tous comment cela va finir : soit les forces de gauche ( il n'est plus nécessaire aujourd'hui de préciser de laquelle on parle : nous sommes la gauche, et le Parti Solférinien n'a plus de socialiste que le nom, c'est notre bon président lui-même qui le dit ), soit les forces de gauche proposent au peuple désemparé un programme crédible qui transforme le système de fond en comble ; soit ce sont les fascistes ou leurs avatars modernes qui, comme d'habitude, rafleront le mise.

Au Parti de Gauche 04, on préfère la première option. Le programme crédible, on l'a : c'est l'humain d'abord. La méthode, on la connaît : c'est la mise à plat de notre système républicain, avec la réunion d'une Assemblée Constituante et la rédaction d'une nouvelle Constitution. Reste à faire passer le message, avant que la maladie ne soit si avancée qu'il ne reste plus suffisamment d'espoir à personne pour souhaiter autre chose que la mort du malade.

Et pour faire passer le message, pour se faire entendre dans la cacophonie ambiante et lorsque la plupart des médias ne sont plus que la courroie de transmission du pouvoir en place, nous n'avons d'autre choix que de retourner là où tout a commencé, là où tout finira : dans la rue ! À la Bastille !

Premier rendez-vous : sur les marchés de Reillanne et de Forcalquier, les 28 et 29 avril, puis lors d'une assemblée citoyenne à Reillanne le mardi 30 à 20h. Venez rencontrer François Delapierre, venez discuter avec les membres du Front de Gauche, venez faire vos propositions ! C'est dans les assemblées citoyennes que peut, que doit commencer à se construire cette nouvelle constitution.

( Cliquer sur le tract ci-dessus pour l'agrandir )

Deuxième rendez-vous : à Paris, le dimanche 5 mai. Ceux qui ont vécu le 18 mars 2012 savent de quoi nous parlons : la Bastille, c'était ÉNORME ! Quand les rues semblent appartenir aux débiles médiévaux de la mal nommée Manif pour tous, quand le parlement se transforme en chambre d'enregistrement des désidératas du MEDEF, quand on a le sentiment d'être bien seuls face à l'immensité de la tâche, il est urgent de se retrouver.

« Mais où on était passé ? Où on était disparu tout ce temps ? On se manquait. On s'espérait. On s'est retrouvé ! » C'est ainsi que Jean-Luc Mélenchon avait ouvert le meeting du 18 mars. Ce sentiment de perte, de disparition, de manque est plus que jamais présent dans les cœurs de gauche aujourd'hui. Il est donc plus que jamais urgent de se retrouver pour construire, ensemble, de nouveaux lendemains.


Il est temps de changer d'air,
il est temps de changer d'ère :
Vite, la VIème République !
TOUS À PARIS LE DIMANCHE 5 MAI !

Trouver un train, un car, un co-voiturage pour monter à Paris le 5 mai ? Il suffit de cliquer ici !