Place au peuple !

Place au peuple !
Le Parti de Gauche des Alpes de Haute Provence est heureux de vous accueillir sur son blog. Nous essayons de l'actualiser aussi souvent que possible, en relayant des informations du Parti de Gauche national ou des autres départements ; mais surtout en vous informant des actions menées près de chez vous par le Parti de Gauche, le Front de Gauche et, dans le cadre des campagnes électorales de 2017, par la France Insoumise. N’HÉSITEZ PAS À NOUS REJOINDRE… UNE SEULE CONSIGNE : N’ATTENDEZ PAS LES CONSIGNES !

samedi 14 novembre 2015

A l’horreur, opposons la force de la République !

Intervention de Jean-Luc Mélenchon


Communiqué national du Parti de Gauche

La France vient d’être de nouveau victime d’attaques terroristes abominables. Ce matin comme tout le pays nous sommes en deuil. Nous pensons à toutes les victimes de ces lâches et sommes solidaires de leurs proches. Nous saluons les forces de police et d’armée, les pompiers, les services de secours et de santé qui agissent depuis hier soir sans relâche et la solidarité très forte qui s’est spontanément manifestée.

Viendra le temps des analyses et des solutions à proposer. Ce jour, par respect pour les victimes et nos concitoyens, ce n’est pas le moment d’en dire plus.


Comme en janvier dernier, réaffirmons à ces misérables fascistes que la France ne leur fera le cadeau ni de céder à la peur ni de renier ses principes.

Ils s’attaquent à la République, opposons-leur la Liberté, l’Egalité et la Fraternité.
Eric Coquerel et Danielle Simonnet
coordinateurs politiques du Parti de Gauche

jeudi 1 octobre 2015


Le 13 juillet, le gouvernement grec démocratiquement élu d’Alexis Tsipras a été mis à genoux par l’Union européenne. « L’accord » du 13 juillet est en réalité un coup d’Etat. Il a été obtenu par la fermeture des banques grecques par la Banque centrale européenne (BCE) et la menace de ne pas les autoriser à rouvrir tant que le gouvernement grec n’accepterait pas une nouvelle version d’un programme qui a échoué. Pourquoi ? Parce que l'Europe officielle ne pouvait pas supporter l'idée qu’un peuple souffrant de son programme d'austérité autodestructrice ait osé élire un gouvernement déterminé à dire « Non ! ». 
Désormais, avec davantage d’austérité, davantage de privatisations au rabais d’actifs publics, une politique économique plus irrationnelle que jamais, et la misanthropie en guise de politique sociale, le nouveau mémorandum ne sert qu'à aggraver la Grande Dépression grecque et le pillage de la Grèce par des intérêts particuliers, grecs ou non.
Tirons les leçons de ce coup d’Etat financier. Cet euro est devenu l’instrument de la domination économique et politique de l’oligarchie européenne, cachée derrière le gouvernement allemand et qui se réjouit de voir Mme Merkel faire tout le « sale boulot » que les autres gouvernements sont incapables de faire. Cette Europe ne produit que des violences dans les nations et entre elles : chômage de masse, dumping social féroce, insultes attribuées aux dirigeants allemands contre l’Europe du Sud et répétées par toutes les « élites » y compris celles de ces pays. L’Union européenne alimente la montée de l’extrême-droite et est devenue un moyen d’annuler le contrôle démocratique sur la production et la distribution des richesses dans toute l'Europe.
Affirmer que l’euro et l’Union européenne servent les Européens et les protègent contre la crise est un mensonge dangereux. C’est une illusion de croire que les intérêts de l’Europe peuvent être protégés dans le cadre de la prison des règles de la zone euro et des traités actuels. La méthode Hollande-Renzi du « bon élève », en réalité du prisonnier modèle, est une forme de capitulation qui n’obtiendra même pas la clémence. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker l’a dit clairement : « il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens ». C’est l’adaptation néolibérale de la « souveraineté limitée » inventée par le dirigeant soviétique Brejnev en 1968. A l’époque, les soviétiques écrasaient le Printemps de Prague par les tanks. Cet été, l’Union européenne a écrasé le Printemps d’Athènes par les banques.



Nous sommes déterminés à rompre avec cette Europe. C’est la condition pour reconstruire des coopérations entre nos peuples et nos pays sur une base nouvelle. Comment mener une politique de partage des richesses et de création d’emplois notamment pour les jeunes, de transition écologique et de refondation démocratique face à cette Union européenne ? Nous devons échapper à l’inanité et l’inhumanité des traités européens et les refonder afin d’enlever la camisole de force du néolibéralisme, abroger le traité budgétaire, refuser le traité de libre-échange avec les Etats-Unis (TTIP).
La période est extraordinaire. Nous faisons face à une urgence. Les Etats-membres doivent avoir l'espace politique qui permet à leurs démocraties de respirer et d’instaurer des politiques adaptées au niveau national, sans craindre d’être empêchés par un Eurogroupe autoritaire dominé par les intérêts du plus fort des Etats-membres et du monde des affaires, ni par une BCE utilisée comme un rouleau compresseur menaçant d’écraser tout « pays non coopératif » comme ce fut le cas avec Chypre ou la Grèce.
C’est notre plan A : travailler dans chacun de nos pays, et ensemble à travers l’Europe, à une renégociation complète des traités européens. Nous nous engageons à collaborer avec la lutte des Européens partout, dans une campagne de désobéissance aux pratiques européennes arbitraires et aux règles irrationnelles jusqu'à ce que la renégociation aboutisse.
Notre première tâche est de mettre fin à l’irresponsabilité de l’Eurogroupe. La seconde tâche est d’en finir avec le caractère prétendument « indépendant » et « apolitique » de la Banque centrale alors qu’elle est hautement politisée (de la façon la plus toxique), totalement dépendante de banquiers en faillite et de leurs agents politiques, et prête à mettre fin à la démocratie sur une simple pression de bouton.
La majorité des gouvernements représentant l’oligarchie européenne et se cachant derrière Berlin et Francfort, ont aussi un plan A : ne pas céder à la demande de démocratie des citoyens européens et utiliser la brutalité pour mettre fin à leur résistance. Nous l’avons vu en Grèce en juillet. Pourquoi ont-ils réussi à étrangler le gouvernement démocratiquement élu de la Grèce ? Parce qu'ils avaient aussi un plan B : éjecter la Grèce de la zone euro dans les pires conditions possibles en détruisant son système bancaire et en achevant son économie.

Face à ce chantage, nous avons besoin de notre propre plan B pour dissuader le plan B des forces les plus réactionnaires et anti-démocratiques de l’Europe. Pour renforcer notre position face à leur engagement brutal pour des politiques qui sacrifient la majorité au profit des intérêts d'une infime minorité. Mais aussi pour réaffirmer le principe simple que l'Europe n’est rien d’autre que les Européens et que les monnaies sont des outils pour soutenir une prospérité partagée, et non des instruments de torture ou des armes pour assassiner la démocratie. Si l'euro ne peut pas être démocratisé, s’ils persistent à l’utiliser pour étrangler les peuples, nous nous lèverons, nous les regarderons dans les yeux et nous leur dirons : « Essayez un peu, pour voir ! Vos menaces ne nous effraient pas. Nous trouverons un moyen d'assurer aux Européens un système monétaire qui fonctionne avec eux, et non à leurs dépens ».
Notre plan A pour une Europe démocratique, soutenu par un plan B qui montre que les pouvoirs en place ne peuvent pas nous terroriser dans la soumission, vise à faire appel à la majorité des Européens. Cela exige un haut niveau de préparation. Les éléments techniques seront enrichis par le débat. Beaucoup d'idées sont déjà sur la table : l'introduction de systèmes parallèles de paiement, les monnaies parallèles, la numérisation des transactions en euros pour contourner le manque de liquidités, les systèmes d'échange complémentaires autour d’une communauté, la sortie de l'euro et la transformation de l'euro en monnaie commune.
Aucune nation européenne ne peut avancer vers sa libération dans l'isolement. Notre vision est internationaliste. En prévision de ce qui peut se passer en Espagne, en Irlande, pourquoi pas de nouveau en Grèce selon l’évolution de la situation politique, et en France en 2017, il faut travailler concrètement ensemble à un plan B tenant compte des caractéristiques de chaque pays.
Nous proposons donc la tenue d'un sommet international pour un plan B en Europe, ouvert aux citoyens volontaires, organisations et intellectuels. Cette conférence pourrait avoir lieu dès novembre 2015. Nous avons lancé ce processus samedi 12 septembre lors de la Fête de l'Humanité.



Rejoignez-nous !
Jean-Luc Mélenchon député européen, co-fondateur du Parti de Gauche (France)
Stefano Fassina député, ancien vice-ministre de l’Economie et des Finances (Italie)
Zoe Konstantopoulou présidente du Parlement hellénique (Grèce)
Oskar Lafontaine ancien ministre des Finances, co-fondateur de Die Linke (Allemagne)
Yanis Varoufakis député, ancien ministre des Finances (Grèce)

For the English version, click here.
Per leggere in Italiano, clicca qui.
Auf Deutsch lesen, klicken Sie hier.
Para leer en Español, haga clic aquí.
Para ler em Português, clique aqui.
Чтобы прочитать на русском, нажмите здесь.
Για να διαβάσετε στα ελληνικά, πατήστε εδώ.
Če želite prebrati v slovenščini, kliknite tukaj.

lundi 7 septembre 2015

Mobilisons-nous pour Nexcis !

Communiqué de Presse du Parti de Gauche PACA


Alors que Nexcis devrait être le fer de lance de la COP 21 et de la transition énergétique, Ségolène Royal persiste à faire la sourde oreille, cautionnant de fait la liquidation décidée par EDF.

Les salariés, eux, ne se résignent pas. Ils ont proposé un plan de reprise. Puis, voyant que le gouvernement continue à prendre des mots pour en faire des phrases jamais transformées en actes, ils ont décidé d’organiser une convergence afin de mettre en place «la transition énergétique pour de vrai».

Ils sont allés chercher Jean-Luc Mélenchon pour présider leur comité de soutien, ils sont allés chercher les salariés de la SNCM, de Total, d'Altéo, de la centrale de Gardanne... Ils sont allés chercher des élus régionaux, des responsables syndicaux, des anonymes... Tous étaient là le 3 septembre dernier sur le site de Nexcis, au nom de l’intérêt général, pour manifester leur soutien à ces salariés et à leur savoir-faire unique, reconnu par leurs pairs et les principaux acteurs du BTP.


À l'heure où Hollande fait le poirier pour voir une reprise de la croissance, le Parti de Gauche a les pieds sur Terre et voit dans ces luttes le monde à venir. Défendant non seulement leurs emplois, les protagonistes de ces mobilisations s'évertuent à construire le tissu industriel de demain dont notre pays a besoin.

Quand le gouvernement libéralise le travail, ces femmes et ces hommes construisent la solidarité des travailleurs. Quand il est timide sur la lutte contre le changement climatique, ces individus proposent ensemble des projets de transition écologique de leurs activités. Là où le gouvernement fait régresser le pays, ces forces de progrès social et écologiste le font avancer.

Le Parti de Gauche appelle
l'ensemble des citoyens à rejoindre
le comité de soutien des Nexcis :

Alors que le gouvernement démontre chaque jour qu'il ne sait pas faire, le peuple souverain a les clés de demain. Il est la solution à la crise sociale, écologiste et démocratique. Son heure est venue. 

Place au peuple ! 

mardi 30 juin 2015

Régionales : le PG dans la bataille


La conférence régionale du Parti de Gauche en Provence Alpes Côte d’Azur s’est réunie le samedi 20 juin à Brignoles pour déterminer sa stratégie pour les prochaines échéances électorales et désigner ses deux chefs de file paritaires.
 Lors des élections régionales de 2015, le Parti de Gauche s’est engagé à soutenir les listes de rassemblement citoyen. Il invite les forces de gauche opposées à la politique du gouvernement à se mettre à la disposition de ces rassemblements. Lancé par une dizaine de citoyens, pour moitié non encartés, pour moitié du FdG et d’EELV, l’appel pour une alternative citoyenne-solidaire-écologiste en Provence-Alpes-Côte d’Azur (www.alternative-paca.fr) a rassemblé en quelques semaines près de 500 signataires, membres ou non de collectifs, d’associations, de syndicats, de partis politiques. Il est un outil d’implication citoyenne et de rassemblement, où l’ensemble des décisions sont prises par les assemblées citoyennes souveraines.

Engagés en faveur d’une rupture avec les pratiques traditionnelles pour s’inscrire pleinement dans un renouvellement citoyen, les militant-e-s du Parti de Gauche PACA défendent la mise en œuvre d’une charte éthique politique (à l’image de la démarche à Barcelone) refusant cumul des mandats et cumul de rémunération lié à l’exercice du mandat, luttant contre les conflits d’intérêt, mettant en œuvre la révocabilité des élu-e-s à mi-mandat, la réalisation de compte-rendu réguliers de leur mandat, garantissant la participation effective des citoyen-ne-s à la prise de décisions importantes… Il s’agira d’exercer le pouvoir pour le peuple et par le peuple !


Enfin, Luc LÉANDRI (83), conseiller régional et membre du Bureau National et Hélène LECACHEUX (13), membre du Bureau National, ont été élus chefs de file du Parti de Gauche pour ces élections régionales 2015.




De nombreux membres du PG 04 sont déjà partie prenante du mouvement pour une alternative en PACA... Rejoignez-nous!
Pour signer l'appel, c'est ici :  www.alternative-paca.fr

samedi 20 juin 2015

Salut François...

Nous nous apprêtions à ouvrir, ce matin à Brignoles, le congrès régional PACA du Parti de Gauche, lorsque nous avons appris la triste nouvelle. François Delapierre, 44 ans, nous a quitté. Il se battait courageusement, depuis plusieurs mois, contre une tumeur au cerveau qui a fini par l'emporter.

François était l'un des fondateurs du Parti de Gauche. Il avait dirigé, avec le talent que l'on sait, la campagne présidentielle de 2012. En avril 2013, il était venu à Reillanne animer une assemblée citoyenne. Les copains qui y étaient se souviennent de sa clairvoyance, de son enthousiasme et de sa détermination.


Au PG, il était tout à la fois la boussole, le stratège et le ciment  idéologique. Jusqu'au bout, il a voulu continuer à rédiger les éditos de notre hebdomadaire À gauche !, qui faisaient chaque semaine le point sur la situation politique et aidaient tant de nos militants à y voir plus clair. C'est peu de dire qu'il va nous manquer.

Le Parti de Gauche 04 s'associe à la douleur de sa famille, de ses proches, et partage l'affliction de tous les copains du parti. Nous savons, toutes et tous, ce que nous avons perdu avec la disparition de ce combattant infatigable.


En fin de journée, sous l'ombrière du Vieux Port, à Marseille, nous rejoignions la manifestation de soutien au peuple grec. Nous n'étions pas aussi nombreux que nous l'aurions souhaité, mais tous combatifs et déterminés à ne rien lâcher. La seule promesse que l'on puisse te faire, François, c'est de continuer le combat.

Salut François, salut camarade !
La lutte continue, et ce sera plus dur sans toi.